Programme

Atelier de lecture

Atelier de lecture

Du 15 au 31 août

Animé par Jenny Zobel à la Médiathèque. Jenny Zobel est la fille de Joseph Zobel.

Programme

Luc Kabile artiste peintre

Exposition de Luc Kabile artiste peintre à la médiathèque

Du 15 au 30 septembre

Luc Kabile est un jeune peintre martiniquais. Dès son enfance il est attiré par les arts plastiques. En 1979, quelques temps après son arrivée en France, il s’inscrit à un cours privé des Beaux-Arts. Très vite, son talent est reconnu par ses professeurs qui lui conseillent de poursuivre sa formation par des recherches personnelles. Les thèmes sont variés. Le jeune artiste ne se fixe pas de limites, ne se définit d’aucune école, ne se reconnaît de maître que l’art et un perpétuel obsédant désir de perfectionnement.

Programme

Ateliers de lecture

De mai à novembre

Ateliers de lecture
Activités manuelles et de production autour des récits de Zobel.
Médiathèque

Enfants et adultes
Programme

Exposition Rue Cases-Nègres

Exposition  des scènes de la Rue Cases-Nègres
Médiathèque

Exposition  des scènes de la Rue Cases-Nègres avec des personnages mis en scène et réalisés par un artiste plasticien.

Programme

Programme officiel

AVRIL

Cérémonie officielle d’ouverture de l’année Zobel

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Vendredi 17 avril à la villa Laguerre  à Petit-Bourg à 18 h 30. C’est au cœur de l’ancienne usine de Rivière-Salée située à Petit-Bourg que la ville de Rivière-Salée a choisi de célébrer la cérémonie officielle d’ouverture du centenaire de la naissance de Zobel. 2015 est le point de départ de toutes les années à venir qui seront marquées de l’empreinte de Zobel. Empreinte que nous saurons rendre indélébile.

  • Prestation du groupe «Watabwy»
  • Allocutions
  • Présentation du programme de l’année Zobel
  • Court métrage «  Nous avons connu ce temps là… »
  • Les hommes d’argile rendent hommage à  Zobel
Tout public

Conférence du docteur Louise  Hardwick : « Joseph Zobel, le romancier de la négritude »

Mercredi 22 avril au centre culturel à 18 h 30

Enseignante-chercheur à l’université de Birmingham, spécialiste de la littérature francophone post-coloniale, le docteur Louise Hardwick travaille sur la littérature de la Caraïbe francophone, principalement celle de Guadeloupe, de Martinique et celle d’Haïti. Elle étudie également les auteurs Haïtien installés et travaillant au Canada. Elle a créé une filière :  MA in Colonial and Postcolonial Studies, qui permet aux étudiants d’examiner la création et l’héritage du colonialisme dans un cadre comparatif.

A l’occasion de cette ouverture de l’année Zobel le titre de son intervention ouvre déjà le débat…

Tout public

Le Collège Georges Élisabeth rend hommage à Joseph Zobel

Vendredi 24 avril au collège Georges Élisabeth

Journée de commémoration : fresques vivantes, lectures, projection du film « Sur les traces de Zobel ». Les élèves du collège Georges Elisabeth de Rivière-salée, se sont transformés en équipe de tournage pour l’occasion. il a fallu trouver des acteurs, et autres volontaires pour mener à bien ce projet.

Réservé aux collégiens

 

 

Vernissage de l’exposition d’Isabelle Tronçon : « Joie d’enfant sur l’habitation »

Vendredi 24 avril  au centre culturel à 18 h 30

Isabel Tronçon est née dans le bruissement de mai 68, dont elle a hérité ce grand parfum de liberté. Il y a quelques années,  elle quitte sa Normandie natale pour savourer une terre nouvelle de Martinique qui lui offre une véritable hospitalité. Elle tombe sous le charme de Petit-Bourg et de sa rivière au bord de laquelle, dans une charmante demeure d’époque,  elle va vivre de belles années. Elle y découvrira l’histoire de Zobel et de ses habitants, les Petit-Bourgeois, héritiers d’une époque faste des usines et du transport fluvial, fer de lance de l’économie du sud de la Martinique. Elle peint depuis l’âge de 18 ans. Son matériau est l’abstrait, son arme le couteau, son condiment l’huile. Joie d’enfant sur l’habitation, fruit de ses plus récents travaux, nous transportera immédiatement dans l’univers de Zobel.

Tout public

 

Joseph Zobel - Année Zobel - Ville de Rivière-Salée

Samedi 25 avril à l’église saint Jean Baptiste de Rivière-Salée
Messe hommage à Joseph Zobel à 18 h
(en présence du maire et du conseil municipal)

Zobel té enmen tanbou-a !

Samedi 25 avril à 19 h 30
Défilé nocturne en musique (départ église, arrivée au centre culturel)

Démonstration de Lagia et bélè par l’AM4
Samedi 25 avril à 20 h au centre culturel

Tout public

Conférence débat avec Daniel Seguin-Cadiche : « Nous réconcilier avec Zobel »

Jeudi 30 avril  au centre culturel  18 h 30

Daniel Seguin-Cadiche  est docteur en Lettres à l’université des Antilles. Il est professeur à la section d’enseignement professionnel du lycée Joseph Zobel. Il n’a de cesse de démontrer la portée socio-économique, politique, morale et linguistique de l’œuvre de Zobel.

Tout public

Expositions à la Médiathèque de Rivière-Salée

Médiathèque de Rivière-Salée

Tout public

En 2008 la ville de Rivière-Salée s’est dotée d’un équipement à la hauteur de son ambition de promotion de la lecture publique : la médiathèque municipale. La médiathèque propose trois niveaux sur 1096m² avec des espaces thématiques. Une salle polyvalente pour les conférences et les projections, et un espace numérique complètent l’ensemble. Plus de 24 000 supports à la disposition du public. 1 865 adhérents à la médiathèque depuis son ouverture en juillet 2008. C’est aussi un joli bâtiment tant à l’extérieur qu’à l’intérieur avec des couleurs à la fois douces et lumineuses. Il a été conçu par l’architecte Fabien Burner.

Du 22 au 30 avril 

« Confidences »

Cette exposition est réalisée à partir d’interviews de Joseph Zobel, de documents, de textes et de photographies recueillis auprès de sa famille.

MAI


Du 1er au 30 mai
De la Rue Cases-Nègres à Moun Oustaou

Illustration du parcours de Zobel qui débute à la Rue Cases-Nègres en Martinique jusqu’à destination finale, Anduzes dans le Gard où il décède.

Public : enfants

Du 5 au 21 mai

La télégraphie sans fil
Exposition de Jean-Baptiste Dasini.

Mai 2015

« Il était une fois Zobel »

Exposition de photos faisant partie de l’importante donation de la famille Zobel au conseil régional de la Martinique.

Projections 

Rue Cases-Nègres - Affiche

« La Rue Cases Nègres » et « Soleil d’ébène »

2 fois par semaine et à la demande.

A la médiathèque

De mai à novembre

Ateliers de lecture
Activités manuelles et de production autour des récits de Zobel.
Médiathèque

Enfants et adultes

Concours de lecture
Œuvres de Zobel

Médiathèque

Enfants et adultes

Mai au centre culturel

Lecture et spectacle à partir du livre Lagia de la mort

Dimanche 10 mai

Place Jean Saint-Prix (face au centre culturel)
Intervenants : Joby Bernabé et l’association Sakitanou.

Exposition d’Ikebana et d’objets en céramique

Du 15 au 20 mai
Au centre culturel
L’Ikebana était l’une des passions de Joseph Zobel. Il était maître dans cet art floral japonnais.

Suzie Pierre-Louis, psychologue présente :
Quelques pistes du voyage vers le centre de Joseph Zobel dans le roman « La rue Cases-Nègres »

Cénacle : vendredi 29 mai au centre culturel à 18 h 30

Suzie Pierre-Louis nous propose de poser un nouveau regard sur la Rue Cases-Nègres. Son objectif est de faire découvrir ce roman dans ses dimensions restées cachées, afin de favoriser sa reconnaissance dans ses « lieux » en tant qu’œuvre d’envergure exceptionnelle.

Juin et juillet 2015

Fête patronale Rivière-Salée

Fête patronale

Cette année la fête patronale de Rivière-salée (Grand-Bourg et Petit-Bourg) se déroulera sous l’égide de Joseph Zobel. Un programme sera édité spécialement pour cet événement. Il sera mis en ligne à la fin du mois de mai sur www.josephzobel.com

Août

Diab'la - Joseph Zobel

Atelier de lecture

Du 15 au 31 août

Animé par Jenny Zobel à la Médiathèque. Jenny Zobel est la fille de Joseph Zobel.

Septembre

Exposition de Luc Kabile artiste peintre à la médiathèque

Du 15 au 30 septembre

Luc Kabile est un jeune peintre martiniquais. Dès son enfance il est attiré par les arts plastiques. En 1979, quelques temps après son arrivée en France, il s’inscrit à un cours privé des Beaux-Arts. Très vite, son talent est reconnu par ses professeurs qui lui conseillent de poursuivre sa formation par des recherches personnelles. Les thèmes sont variés. Le jeune artiste ne se fixe pas de limites, ne se définit d’aucune école, ne se reconnaît de maître que l’art et un perpétuel obsédant désir de perfectionnement.

Octobre

Atelier de transcription en langue créole
Médiathèque
Du 1 au 31 octobre.
Le but de cet atelier est de permettre au participants de retranscrire des extraits de l’oeuvre de Zobel en créole.

Décembre

Rue Cases-Nègres - Affiche

Exposition  des scènes de la Rue Cases-Nègres
Médiathèque

Du 1 au 31 décembre

Exposition  des scènes de la Rue Cases-Nègres avec des personnages mis en scène et réalisés par un artiste plasticien.

Montage poétique et scénique de  « Joseph Zobel à l’école »
Centre culturel
4 décembre
Présenté par l’association Acier trempé

Les lieux

Villa Laguerre
Ancienne usine de Rivière-Salée située à petit-Bourg chemin La Guillaud

Médiathèque
Rue du 22 mai juste derrière le stade de football de Trénelle et près des terrains de tennis.
Tel. : 05 96 65 24 35

Centre culturel
Rue Joinville Saint-Prix face au marché du bourg
Tel. : 05 96 68 70 61

Biographie

Biographie

 (source : Wikipédia par Alfred Largange)

Joseph Zobel est né à Rivière-Salée le 26 avril 1915.

En 1937, Il se destinait à être décorateur mais il n’a pas réussi à obtenir une bourse pour aller étudier cette discipline en France.  Cette bourse lui a été refusée par la commission des bourses de La Martinique. Il trouve alors un emploi de secrétaire comptable au service des Ponts et chaussés. Exerçant au Diamant et au Saint-Esprit, Joseph ZOBEL découvre au contact des pêcheurs du Diamant, un mode de vie différent, quoique empreint des valeurs du monde rural qu’il a connu à l’intérieur des terres.

Martinique antan lontan - Riivière-Salée

En 1938 il occupe un emploi de répétiteur au lycée Schoelcher. Il commence à écrire et publie des contes dans un journal local : le sportif. C’est un professeur d’éducation physique et sportive qui a porté les textes de Zobel au journal Le Sportif. Les martiniquais apprécie qu’un auteur parle d’eux, sans exotisme.

En 1940 il écrit son premier roman, Diab’-la que le Gouvernement vichyste décide de censurer.

En 1946 il publie « les jours immobiles » et le roman « laghia de la mort ». Il poursuit des études d’ethnologie à l’institut d’ethnologie. Il obtient un certificat de littérature à la sorbonne et suis des cours d’art dramatique.

Il subvient à son quotidien en étant professeur adjoint puis surveillant général au lycée François 1er à Fontainebleau.

En 1950 il publie la Rue Cases-Nègres

En 1953 il publie un autre roman, La fête à Paris.

Entre 1953 et 1956 il enchaînera conférences et récital de poésie en France, en Suisse et en Italie.

En 1957, porté par son désir de connaître l’Afrique, Joseph ZOBEL profite de ses nombreuses relations parmi les Sénégalais de Paris et est recruté par le Ministre sénégalais de l’Éducation, Amadou Matar M’BOW, comme directeur du collège de Zighinchor (actuellement Lycée Djignabo) en Casamance. Installé finalement à Dakar comme surveillant général du Lycée VAN VOLLEN, il devient quelques années plus tard, producteur d’émissions éducatives et culturelles à la radio du Sénégal, dont il crée le service culturel. Les émissions de Joseph ZOBEL seront écoutées dans toute l’Afrique Occidentale Francophone. Il est chargé simultanément de la formation des speakers de la radio
Quelques anecdotes de sa vie dakaroise sont relatées dans les recueils de nouvelles Mas Badara (1983) et « Et si la mer n’était pas bleue » (1982).

En 1965 il publie « incantation pour un retour au pays natal », sur un disque Joseph Zobel dit trois poèmes de Joseph Zobel.

Installé dans le village de Générargues (proche d’Anduze, dans le département du Gard) depuis sa retraite en 1974, Joseph ZOBEL a poursuivi son travail littéraire de façon originale en réécrivant ses romans : Les Jours immobiles devenant Les Mains pleines d’oiseaux et La Fête à Paris devenant Quand la neige aura fondu.

En 1995, Joseph ZOBEL publie à compte d’auteur d’Amour et de Silence, un livre d’art combinant poèmes inédits, extraits de son journal personnel et aquarelle. L’auteur, par ailleurs maître en art floral japonais (Ikebana) a en effet appris l’aquarelle auprès du maître Coréen Ung No Lee (Séoul 1904-Paris 1989).

Les deux derniers livres de Joseph Zobel ont été publiés en 2002 : Gertal et autres nouvelles rassemble cinq nouvelles inédites et des extraits de son journal, tenu de 1946 à 2002 ; Le Soleil m’a dit rassemble son œuvre poétique complète, composée de recueils publiés à compte d’auteur et de poèmes inédits.

Joseph Zobel meurt le 17 juin 2006 à Alès, dans le Gard en France. Le Lycée de Rivière-Salée est baptisé depuis le 14 avril 2000 Lycée Joseph Zobel.

Artiste aux multiples talents, il s’exprimait à travers le dessin, l’aquarelle, la sculpture, la poterie. Il était également maître en Ikebana Ohara (art floral japonais). Joseph Zobel demeure dans la mémoire du grand public l’auteur de « la Rue Case-Nègre » publié en 1950 et porté à l’écran par Euzhan Palcy en 1982. Il recevra la même année le prix des lecteurs. Le film, lui, recevra un Lion d’argent à la Mostra de Venise en 1983. En plus de Rue Cases-Nègres,

Histoire

Histoire de la commune

Rivière-salée aujourd’hui

Rivière-Salée couvre une superficie de 3 938 hectares. Elle se place au dixième rang des communes martiniquaises par sa superficie.

Elle compte 13 001 habitants en 2015. Sa fête patronale est le 24 juin.

Rivière-Salée englobe deux bourgs : Grand-Bourg et Petit-Bourg.

La commune comporte de nombreux quartiers proches et lointains du bourg, plus ou moins peuplés : Desmarinières, Descailles, Fond-Masson, Guinée, Caféière, Médecin, Sans-Pareil, Terrier, La Monfort, Dédé, Courbaril, Lamberton…

Rivière-Salée est une commune de plaine alluviale, basse, ceinturée par des mornes dont l’altitude varie de 150 à 300 mètres. Rivière-Salée comporte de nombreux espaces au sol très fertiles, permettant la culture de la canne à sucre, de la banane (en moindre quantité), mais surtout des légumes vivriers. Ce sont les habitations Sagesse, Laugier, Thoraille, Les Digues, Desmarinières, Vapeur, Courbaril, Guinée…

Jadis centre économique du sud grâce à ses deux usines et à ses nombreuses distilleries, Rivière-Salée à du faire face à la fermeture des usines dans les années 60.

Grace à une politique volontariste de peuplement de la ville et de développement de zones artisanales et commerciales, Rivière-salée tire aujourd’hui sont épingle du jeu et est redevenue en moins de 20 ans, le carrefour économique, commercial,  et administratif incontournable du Sud de la martinique qu’elle a été jadis.

Naissance de la paroisse

Rivière-Salée, une bourgade autour d’un embarcadère.

Joseph Zobel - Année Zobel - Ville de Rivière-Salée

L’interdiction des chapelles privées obligeait les habitants soucieux de satisfaire leurs besoins spirituels à se grouper autour d’une église. C’est ainsi que se formèrent souvent, de manière artificielle la plus part des bourgs de la Martinique, sous l’influence de nécessités religieuses et nullement commerciales.

Rivière-Salée échappe à cette tradition car la formation du bourg a précédé celle de la paroisse.

Le cours d’eau a été un élément de fixation. Débouchant dans la baie de Fond-Royal, il servait au transport des barriques de sucre qu’exportaient en grosse quantité les colons de la région. Cet emplacement était donc destiné à devenir un lieu d’échanges d’autant qu’il bénéficiait d’une situation privilégiée : croisée de voies naturelles, de terres et d’eau sur les limites de deux régions différentes : du Lamentin où poussent les cannes et les Capesterre d’où viennent les cacaos et les vivres.

Un petit port fluvial s’était donc créé et spontanément un bourg s’établit dans le principal embarquement de la rivière. Plus de trente familles y étaient installées et la population était en augmentation constante. Nombre de marchands, chirurgiens et d’ouvriers y étaient également.

Mais la localité dépendait de la paroisse de Cul de Sac à vaches (Trois-Ilets).

Les habitants estimant qu’ils étaient trop éloignés de cette dernière «  pour être secourus par le curé dans leurs besoins spirituels », demandèrent à en être détachés. Aussi le 20 juillet 1916, ils adressèrent en ce sens une requête au président du Conseil souverain de la Martinique.

Un certain Monsieur Duval offrait un terrain pour l’emplacement de l’église, du presbytère, du cimetière et du jardin du curé. A la suite de cette requête, Monsieur de Hautevire, procureur général fut chargé de voir si la paroisse était nécessaire. Il reconnut le bien fondé de cette requête, ainsi le 7 juillet suivant, le marquis Duquesne, gouverneur de la Martinique autorisa l’érection de la nouvelle paroisse qui fut confiée aux pères Capucins. Le premier fut le père Cyprien (1732-1741). A partir de 1797, les prêtres séculiers remplacent les pères capucins ; le premier d’entre eux fut l’abbé Bazzire.

Assez souvent toutefois, faute de prêtres, la Paroisse fut desservie par le curé des Trois-Ilets ou celui de Saint-Esprit.

Le 2 février 1845, vu les difficultés que la population de Petit-Bourg (environ 600 Ames) avait a se rendre à Grand-Bourg aux périodes de pluie, le conseil Privé approuve le choix d’un terrain à Petit-Bourg pour la construction d’une chapelle. Les travaux furent achevés en 1847.

Naissance de la commune

Lors de l’organisation municipale de la colonie par le contre Amiral Baron de Mackau le 12 juin 1837, la localité fut appelée « Commune des Trois-Bourgs » et comprenait Grand-Bourg, Petit-Bourg et Trois-Ilets.

Le 2 mai 1849 elle reprit son nom Rivière-Salée après l’arrêté érigeant en commune particulière la section des Trois-Ilets.

ARRETE DU GOUVERNEUR DU 2 MAI 1849 CONCERNANT L’ERECTION EN COMMUNE PARTICULIERE DE LA SECTION DES TROIS-ILETS, COMMUNE DES TROIS BOURGS.
REPUBLIQUE FRANCAISE
Vu la demande formulée par la section des Trois-Ilets, commune des Trois-Bourgs.
Vu la délibération en date du 10 avril du Conseil provisoire institué au terme de l’article 82 du décret colonial du 12 juin 1837 concernant l’organisation municipale
Vu la délibération du Conseil municipal de Trois-Bourgs.
Sur le rapport du Directeur de l’intérieur, de l’avis du Conseil privé.

Les deux communes deviennent donc autonomes.

Le premier maire de Rivière-Salée détaché des Trois-Ilets est Charles Louis Fouche.

Liste des Maires de 1839 à nos jours

  • Juin 1839 – Louis-Marie Henry FABRIQUE DE SAINT FOUR
  • Octobre 1843- Joseph Antoine Gustave FABRIQUE DE SAINT FOUR
  • Mars 1845- Robert Auguste de PELLERIN LATOUCHE
  • Novembre 1848- Charles Louis FOUCHE
  • Mai 1861- Lafeuillée LE BRETON
  • Décembre 1865- Joseph QUANTIN
  • Janvier 1870- Mars LE BRETON
  • Août 1871- Méril DUFRESNE
  • Mai 1874- Ernest PREVOTEAU
  • Mai 1875- Bridin Louis GARCON
  • Novembre 1881- Louis MONDESIR
  • Mai 1888- Eudoxie SAINT-LOUIS-AUGUSTE
  • Mai 1900- Charles Nérée PERIA
  • Juin 1925- Joinville SAINT-PRIX
  • Février 1941- Gérard DESPORTES
  • Juillet 1943- Joinville SAINT-PRIX
  • Septembre 1945- Alphonse JEAN JOSEPH
  • Décembre 1965- Jean SAINT-PRIX
  • Mars 1971- Georges ELISABETH
  • Mars 1989- André LESUEUR

La commune va (à partir de 1860- 1870) connaitre un regain d’activité lié aux bouleversements techniques qui affectent toute la colonie en cette deuxième moitié du XIXème siècle.

Dès 1820, le premier moulin à vapeur fonctionne sous l’habitation Maupeou appelée depuis Vapeur. Au lendemain de l’abolition de l’esclavage, le problème de la main d’œuvre se pose pour les grandes habitations, beaucoup d’ouvriers préfères s’installer sur des terres encore vierges. On parle donc de grands espoirs dans la fondation des usines. En 1879, s’achève à Rivière-Salée la construction des deux usines, celle de Petit-Bourg et de Rivière-Salée. Il s’agit d’usines centrales qui traitent la production de toute une région. Ces deux usines se montent dans une atmosphère assez agitées car des rivalités les opposent.

Joseph Zobel - Année Zobel - Ville de Rivière-Salée
Usine de Petit-Bourg

Il faut s’assurer d’un certain nombre de garanties vu l’énormité des capitaux qu’exige une telle entreprise ; il faut, pour que l’usine puisse tourner à plein rendement, qu’elle broie la production cannière du plus grand nombre d’exploitations. Certaines vont même tenter d’instituer une situation de monopole par l’obtention de contrats de fournitures exclusives de longue durée, par l’encerclement des habitations liées par un contrat, par un réseau compliqué de voies  ferrées, avec des voies dont l’écartement diffère d’un réseau à l’autre.

Toujours est-il que la création de ces deux usines va donner un coup de fouet à l’économie de la commune. La canne sera et pour de longues années, omniprésente et ces deux unités de production seront les pôles autour desquels s’organisera la vie économique de la commune. Elles rythmeront la vie quotidienne des habitants. Tous ou presque tous seront liés :

Ceux des habitants
Ceux de l’usine, les ouvriers et manœuvres
Ceux du petit commerce

Dans les habitations les conditions de travail demeurent assez pénibles, les ouvriers agricoles forment la majeure partie de la population active. Ils sont coupeurs, amarreuses, arrimeurs, glaneuses, nettoyeuses et travaillent durement pour un salaire dérisoire. Les femmes et les enfants sont surtout employés aux travaux de préparation du sol. Les ouvriers sont logés dans des cases qui n’ont guères évolué depuis la période esclavagiste.

Dans son mémoire sur « L’habitation Grand-Case », N. Sabine nous en fait une description précise. Elles sont bâties avec des matériaux légers : ossature et charpente en bois du pays, murs de planches ; le parquet est en terre battue, le toit en paille, est supporté par des lattes en bambou. Ces cases comprennent plusieurs pièces mais chaque famille d’ouvriers ne peut occuper qu’une seule pièce de 4m sur 3.5m ; les seules ouvertures sont une porte et une fenêtre pleines qui, une fois fermées, empêchent toute pénétration d’air. Toutes ces cases sont alignées soigneusement le long d’une ou deux rues légèrement distantes les unes des autres, formant « La rue Cases-Nègres ». La prospérité que connaît la commune, n’atteint pas la grande masse de la population.

Ceux de l’usine ; techniciens et contremaîtres viennent d’abord de France. Chaque usine compte un chef sucrier et deux contremaîtres, responsable de l’administration et de la direction.

Joseph Zobel - Année Zobel - Ville de Rivière-Salée
La main d’œuvre se compose d’hommes, de femmes et d’enfants.

La main d’œuvre se compose d’hommes, de femmes et d’enfants. Les enfants sont employés en général aux basculeurs des cannes, aux trains des moulins, a la chaufferie. Les femmes sont affectées aux besognes de nettoyage, balayage et récurage de l’usine.

Les hommes se répartissent en deux catégories :

- les manœuvres : leur fonction est machinale et exige aucune connaissance spéciale mais seulement un peu d’habitude ; ils assurent l’alimentation du monte-canne ou des entraîneurs de bagasse ; ils sont employés à l’emballage.

- les ouvriers : les seuls ouvriers d’art sont les forgerons, les mécaniciens, les chauffeurs de locomotive, les chaudronniers, les ajusteurs, cuiseurs, les charpentiers. La fabrication du sucre et du rhum va de janvier à juin-juillet.

Ainsi pendant 6 à 7 mois une grande partie du personnel des usines à sucre est sans travail. Le chômage frappe surtout les ouvriers employés à la fabrication proprement dite. Les moins atteints par l’arrière-saison sont les forgerons, les charpentiers, l’usine les rappelant bien souvent dès octobre et quelquefois plus tôt pour l’entretient du matériel.

Ceux du petit commerce. Eux aussi sont liés l’usine, qui, par les salaries qu’elle distribue crée une clientèle dont le pouvoir d’achat variera aussi avec les saisons.  A l’arrière-saison on achètera à crédit, soldant au retour de la récolte.

Marchands ambulants, porteuses, voyageurs, tous ceux qui doivent fournir la Rivière-Salée pour aller de Petit Bourg à Grand Bourg ou inversement, empruntent un bac.

Un arrêté du 2 septembre 1850 fixe les droits de péage.

« Le bac établi sur le Rivière-Salée est confié à un gardien qui sera chargé de sa conservation. Le gardien du bac est autorisé à percevoir de tous les voyageurs indistinctement un droit de péage réglé comme suit :

Pour chaque cavalier : 0.25

                        Piéton : 0.06

Fort-de-France, le 2 septembre 1850

Plus tard, un pont sera construit, le pont Bac surélevé pour facilite le passage des chalands ou gabarres transportant le sucre des usines vers les cargos sucriers de la baie.

Si actuellement il n’est plus utilisé, il demeure malgré tout une œuvre d’art, élément du patrimoine de la commune.

En 1870, Rivière-Salée, commune mitoyenne de la Rivière-Pilote sera touchée par l’insurrection du Sud. Des habitations seront incendiées. Cependant, ces évènements n’affecteront en rien la production sucrière de la commune.

Durant cette période, Petit-Bourg, bénéficiant de la proximité des deux usines, est le véritable poumon économique de la commune. La population dépasse largement celle de Grand-Bourg, puisqu’elle compte 1237 habitants contre 1019 à Grand-Bourg, qui demeure centre administratif, tout en bénéficiant des retombées économiques. Grand-Bourg consolidera cette prééminence administrative avec l’implantation sur son territoire des premières écoles.

Au début du XXème siècle, l’économie sucrière se maintient. La canne à sucre est omniprésente. Six distilleries (RANLIN, DESPORTES, OZIER LA FONTAINE, BALMELLE, GELAGRE, EMMANUEL, ZONZON) fonctionnent. Elles produisent du rhum tandis que les usines de Petit-Bourg et de Rivière-Salée fournissent le sucre.

Rivière-Salée est devenue à cette époque, le centre le pus dynamique du sud de la Martinique.