Son oeuvre

Oeuvres

Diab'la - Joseph Zobel

Son œuvre :

  • Les jours immobiles, Fort-de-France, Imprimerie officielle, 1946. 217 pages.
  • Diab’-la, Paris, Nouvelles éditions latines, 1947. 175 pages.
  • La rue Cases-Nègres, Paris, Froissart, 1950. 314 pages.
  • La Fête à Paris, Paris, La Table ronde, 1953. 257 pages.
  • Le Soleil partagé, Paris, Présence africaine, 1964. 208 pages.
  • Laghia de la mort, Paris, Présence africaine, 1978. 111 pages.
  • Les Mains pleines d’oiseaux, Paris, Nouvelles éditions latines, 1978. 157 pages.
  • Quand la neige aura fondu, Paris, Éditions caribéennes, 1979. 145 pages.
  • Et si la mer n’était pas bleue: nouvelles, Paris, Éditions caribéennes, 1982. 88 pages.
  • Mas Badara, Paris, Nouvelles éditions latines, 1983. 150 pages.
  • Gertal: et autres nouvelles, Matoury (Guyane), Ibis rouge éditions, 2002. 222 pages.
La Rue Cases-Nègres

La Rue Cases-Nègres

Synopsis de La Rue Cases-Nègres

(source : collège au cinéma dossier 186)

L’empire colonial français est à son apogée, l’Exposition coloniale de 1931 va se tenir à Paris. À la Martinique, l’esclavage a été aboli en 1848, mais les Blancs « békés » contrôlent toujours l’économie  et les Noirs sont toujours misérables, travaillant pour quelques sous dans les plantations de cannes à sucre. Dans la bourgade de Rivière-Salée, les békés vivent dans de somptueuses villas, les Noirs dans des cases de bois et de paille alignées dans ce lieu-dit : rue Cases-Nègres.

La journée, les parents travaillent aux champs, et les enfants vont à l’école, obligatoire pour tous depuis la loi républicaine de Jules Ferry. Lorsque arrivent les vacances, les enfants, livrés à eux-mêmes à leur plus grande joie, sont les maîtres de la rue Cases-Nègres. Puis vient la rentrée des classes. José, 11 ans, est un bon élève, curieux et attentif. M’man Tine, la grand-mère affectueuse qui élève José, fait tout pour qu’il puisse, grâce à l’instruction, vivre une vie meilleure que la sienne, elle qui s’est échinée au travail. L’instituteur noir, qui a écrit au tableau que « l’instruction est la clé qui ouvre la deuxième porte de notre liberté », estime que José peut obtenir une bourse. Sage du village et mémoire de la communauté, M. Médouze a pris José sous son aile et lui apprend de nombreuses choses sur la vie, la nature, le passé d’esclaves de leurs ancêtres. Mais un jour, José le trouve mort. José obtient son certificat d’études puis, par concours, un quart de bourse, insuffisant pour lui permettre de payer ses études. Alors M’man Tine quitte le village pour aller vivre avec José à la capitale, Fort-de-France. Elle travaille encore plus dur qu’avant, lavant, reprisant, repassant le linge des propriétaires. Quand, par ses bons résultats, José se voit attribuer une bourse complète, M’man Tine peut enfin souffler. Rassurée sur le sort de son petit José, elle peut mourir. « M’man Tine est allée dans l’Afrique de M. Médouze. » José va continuer à étudier à Fort-de-France, mais il emportera avec lui sa Rue Cases-Nègres.

Histoire du film

Interview de la réalisatrice Euzhan Placy qui dévoile les conditions difficiles de la réalisation du film. C’est Césaire et Trufaut qui ont aidé la jeune réalisatrice à réaliser ce petit-chef d’oeuvre.

Autres extraits du film « La Rue Cases-nègres »

Musique du générique (Malavoi)

César de la meilleure première oeuvre

RUE CASE NÈGRES d’Euzhan Palcy, César 1984 de la Meilleure Première Oeuvre from Académie des César on Vimeo.

Découverte

Lieux emblématiques

Les lieux emblématiques

Mangrove

Du temps de l’enfance de  Zobel  les gens la considéraient comme sale et maléfique. Cet écosystème exceptionnel riche de sa biodiversité  est demeuré longtemps un milieu méconnu du grand public. Considéré comme hostile, inhospitalier, il a fait l’objet de dégradations diverses : coupes d’arbres, élevage sauvage… Aujourd’hui, bien heureusement la vision de la mangrove est bien différente et la nécessité de sa protection est comprise de tous.

La commune de Rivière-Salée possède la plus vaste mangrove de la Martinique. Elle s’étend sur 600 ha (source DAF 2003). Les spécialistes évoquent la présence d’orchidées sauvages qui seraient uniques au monde. La commune de Rivière-Salée étudie l’aménagement d’espaces et d’infrastructures permettant à la population martiniquaise et aux touristes de mieux connaître cet environnement fragile. Outre la maison de la mangrove (projet municipal) ou la réserve naturelle régionale, des pistes pour randonnées pédestres sont à l’étude : un circuit de 3.5 kilomètres et un autre plus modeste de 1.9 km. Une piste aménagée pour le VTT et un parcours fluvial menant jusqu’au Petit-Ilet cadastré sur le territoire de la commune, devrait séduire une majorité de visiteurs.

Pont Bac : trait d’union entre le nord et le sud

Jusqu’à la fin du XIXe siècle la rivière qui sépare Grand-bourg de Petit-bourg ne pouvait être franchie qu’au moyen d’un bac confié à un gardien en contrepartie d’un péage. En lieu et place du bac, un pont a été construit et a gardé ce nom. Construit très haut, ce pont a permis le passage, des gabarres qui transbordaient le sucre vers les cargos, et du yacht qui transportaient les passagers vers la baie de Fort-de-France. Il est alors le passage obligé pour le traffic routier. Il est abandonné au profit du nouveau tracé de la RN5 dans les années 60. Il s’agit d’un ouvrage d’art métallique unique en Martinique qui se distingue par sa portée d’un seul tenant et par un assemblage de type vannerie qui assure sa solidité. Les plans de cette œuvre architecturale ont été réalisés en 1892 dans les usines du Creusot. Son montage a été réalisé par l’entreprise de M. Léonce Perriolat (entrepreneur à Saint-Esprit). Un projet de réhabilitation du site est actuellement étudié par la ville. Un aménagement qui  vise le développement de l’axe touristique, dans un respect environnemental et culturel. Ce projet a été retenu par la région dans le cadre d’appel à projet touristique de 2011.

Débarcadère de Petit-Bourg

 

 

Débarcadère

Au début du XXe siècle, Rivière-Salée comptait six distilleries. La commune était alors un bourg très attractif. C’est là que se tenait le marché de tout le sud de la Martinique. Le transport de marchandises et de passagers était assuré par ce que l’on appelait à l’époque « yacht », bateaux à vapeur, qui reliait les habitants du sud à Fort-de-France.

L’église de Petit-Bourg

 

Au début d’août  1838, l’Abbé Gillet, nouvellement curé de Rivière-Salée, en même temps que des Trois-Ilets, trouva sa paroisse dans une bien triste situation. L’église devenue trop petite et menaçant ruine, avait été abandonnée. La messe se disait dans une maison louée à cet effet. Très zélé, l’abbé Gillet conçut aussitôt le projet, malgré la crise économique qui sévissait alors, de construire une église plus grande sur un autre terrain. Il écrivit même en France pour y faire organiser des collectes. La date du 20 avril 1839 avait été retenue pour la bénédiction du nouveau terrain. Le matin de ce jour-là, l’abbé Gillet commença par inaugurer à Petit-Bourg un local mis à sa disposition par un habitant du quartier pour servir de chapelle.

En effet, les habitants de ce quartier avaient des difficultés pour se rendre à Grand-Bourg, notamment en période de pluies. 600 personnes environ y demeuraient. Les curés du Saint-Esprit et du François ont pris part à l’inauguration de ce local et ce dernier y prononça un sermon. L’abbé Gillet les reçut à déjeuner au presbytère de Grand-Bourg avec des notables de Petit-Bourg. Ses confrères lui firent remarquer qu’il n’arrivait pas à faire face aux dépenses de la construction d’une nouvelle église, mais qu’il était possible de réparer l’ancienne en l’agrandissant. Convaincu par ces explication, l’abbé Gillet fit dire à la population que la bénédiction du terrain de Grand-Bourg, prévu dans l’après-midi était décommandé. Le bruit se répandit comme une trainée de poudre que le curé voulait faire de Petit-Bourg le centre de la paroisse au détriment de Grand-Bourg. Un jeune homme vint insulter au presbytère le propriétaire du local de Petit-Bourg qui était là. Un désordre s’en suivi, les gens s’assemblèrent… Les paroles voltigèrent de part et d’autres, si bien que le responsable de la communauté assisté de deux notables, s’en vint porter plainte contre son curé auprès du gouverneur. Ce dernier le répercuta auprès du préfet apostolique. En ce temps-là, l’autorité administrative exercée par des amiraux autoritaire, ne craignait pas d’intervenir abusivement dans les affaires ecclésiastiques.

L’abbé Gillet fut sacrifié. On le pria de démissionner et on le laissa plusieurs mois sans poste. Dégoûté, il s’en alla à Sainte-Lucie où, devenu curé de Vieux Fort, il y agrandit l’église et construisit un calvaire au centre de la ville. Le 02 février 1845, le Conseil privé approuve le choix d’un terrain à Petit-Bourg pour la construction d’une chapelle, choix fait par la commission spécialement nommée par le directeur de l’Intérieur et dont faisait parti monsieur le maire de Rivière-salée ainsi que deux membres de son conseil municipal.

Le 03 mai 1845, monsieur le directeur de l’Intérieur fait connaître que le sieur Saint-Cyr, propriétaire du terrain sur lequel doit être construite la chapelle projetée à Petit-Bourg, n’a pu être amené à vendre ce terrain à un taux moindre que 3 000 francs, montant de sa première fixation. Ce terrain dont l’étendue n’est que de 101 ares 33 se trouve situé au milieu du bourg et parfaitement approprié à la destination qu’il s’agit de lui donner. Le 1 juillet 1846, le conseil privé approuve l’offre faite pour l’adjudication par monsieur Charles Cours qui offre un rabais de 5%. Les travaux de construction furent achevés en 1847 comme en témoigne une plaque avec l’inscription sur la façade de l’église. En avril 1848, un perron en pierre de taille est réalisé.

Programme

Projections

« La Rue Cases Nègres » et « Soleil d’ébène »
2 fois par semaine et à la demande.

A la médiathèque